Toute ma vie j’ai rêvé que sur ma petite planète, là bas, si loin des faîtes de vos forêts sauvages, je dessinais votre destinée. 

Je la voulais si belle, si envolée, si sublimée, que jamais je n’ai pu la terminer. 

J’ai continué de rêver jusqu’à cet âge avancé, mais je commence à pleurer… 

Où t’en es-tu allé, toi, mon cher Prométhée ? Les hommes ne valent-ils plus, que l’on puisse encore les aider ? 

Mon renard me dit qu’il faut s’apitoyer. Qu’à tout prendre l’aigri ne mène qu’au rabougri, quand l’espoir, et la confiance, et la foi, toujours,  mènent à la joie ; mènent à… l’amour.

C’est juste que je ne sais plus comment leur parler. Ils sont devenus si sophistiqués… 

Je suis né pinceau, mais n’ai jamais su dessiner. Peindre est bonne chose. Mais peindre quoi ? N’y faut-il au moins l’idée d’un premier dessein ?

Il y a bien cet aviateur, qui gribouille un peu partout… Porterait-il tout cet espoir ?

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