La passion du comédien pour les chaussures en peau de serpent avait fait le tour de la terre ! Et les chaussures aussi bien entendu… C’est ainsi qu’un beau jour, ou un jour de pluie peut-être, finit par se poser la question fatale : lui fallait-il les cirer avant de les jeter ?
L’âne musicien proposa sa médiation : voulez-vous, Monsieur l’ingrat, que je tâche de convaincre ces pauvres godasses de votre respect ? Votre pitié sincère à leur égard ?
Bien étrangement, le comédien déclina l’offre. Il faut vous dire qu’il préparait son départ pour le Mexique, et qu’il pouvait penser que des ânes, là-bas, il saurait en trouver d’autres pour intermédier… A moins, bien sûr, que son enthousiasme et son excitation ne soient mouchées d’ici son arrivée, comme un arbre couché par la foudre ?

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