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L’immense navire s’est brisé, ce qui devait depuis longtemps arriver, et ce n’est pas le premier. Espérons encore une fois que ce soit le dernier.

L’odeur âcre du pétrole plane sur le pays tout entier et donne la nausée.

Nos précieux sables blancs semblent calcinés et les algues nourricières sont toutes engluées.

J’ai treize ans et je sens monter en moi une colère que rien ne peut réfréner. Une rage d’impuissance et d’injustice intimement mêlée à une brutale prise de conscience de vivre dans un monde d’aliénés.

Notre terre est lasse d’être ainsi souillée.

Les oiseaux de mer suffoquent par milliers et périssent ainsi pitoyablement, un à un, dans un ultime spasme déséspéré, sans que nous puissions les sauver.

Mes amies les vagues ne chantent plus. Elles sont en deuil et ne peuvent pas apaiser l’horreur qui m’étreint.

Je ne peux plus me baigner et j’ai envie de hurler.

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