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-Je vous annonce…” commença la 1ère ministre, Mme. Aure.

-Non ! Espèce de vieille pie ! ” protestaient les français présents dans la salle.

-Je… annonce… changements… impôts…”

Mme. Aure ne pouvait plus placer un mot, à cause des hurlements, des cris et des injures.

C’était toujours comme ça. Dès qu’il y avait une mauvaise nouvelle à annoncer, le ministre des finances prétextait une maladie.

Et c’était à la 1ère ministre d’annoncer la problématique, le changement. Et, quand il était question d’argent, les gens étaient plus que pointilleux.

Depuis, ils avaient surnommé Mme. Aure : la pie.       

Celle-ci n’en pouvait plus. Était-ce sa faute, si c’était toujours à elle qu’on demandait de transmettre les mauvaises nouvelles ?

Agacée, irritée, puis carrément hors d’elle, elle laissa échapper un étrange criaillement. Les français se turent, surpris. “Pourquoi me regardent-ils comme ça ? Ils en font, une tête…” se demanda la ministre.

Soudain, les flashs des appareils photos crépitèrent. “Je crois qu’aujourd’hui, je suis très en beauté”, se dit Mme. Aure. Elle se retourna, pour regarder son double, sur l’écran géant.

Mais elle ne vit qu’une pie, posée sur un pupitre. Effrayée, Mme. Aure écarta les bras. Ils étaient devenus des ailes. 

Mme. Aure, bien qu’un peu plus grande que la moyenne, était devenue une pie… mais, une pie plus grande que la moyenne…

Ce fut une étrange aventure pour le gouvernement français.

*

Le Président garda la Pie comme 1ère ministre.

Tous les changements qui avaient rapport aux impôts furent effectués. Les français n’osèrent  plus protester, de peur qu’on les accuse de sorcellerie auprès du gouvernement.

Néanmoins, la ministre-Pie disparaissait la nuit.         

Et jour après jour, les dames criaient au scandale en s’apercevant que leurs colliers en or avaient disparus.                                                                         

Les hommes mettaient des gants, quand ils découvraient que leur chevalière s’était volatilisée. 

Il paru peu à peu évident que l’auteure de tout ces méfaits ne pouvait être qu’une pie.

L’accusée n°1 fut bien sûr Mme. Aure.

Elle fut accusée de détournement des fonds publiques. La ministre-Pie fut jugée.

Evidemment, elle put se payer un avocat : elle avait suffisamment de quoi faire… C’est ce qui poussa le juge à déclarer Mme. Aure coupable.

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