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Au pied du noisetier le jeune ourson pleurait,
sa belle fourrure brune de sanglots s’agitait.

Intrigué l’écureuil en tournée d’inspection
observa l’animal dans sa désolation

– Quelle est donc cette peine, si intense, si cruelle,
qui t’abat, fier colosse de cette forêt si belle ?

– Au delà de l’Oural, l’ours russe mon cousin
est devenu si fou, son esprit est atteint :
il tue son frère voisin et enflamme la terre
d’une fureur sanglante et pour tous délétère.
Quel esprit peut ainsi rêver domination ?
Que peut-on lui promettre sinon la damnation ?
Petit ami dis-moi que faire de ce chagrin,
j’aimerai tant agir, prendre les choses en main.

Un silence, un soupir, l’écureuil sembla las,
puis tout soudainement bondit jusques en bas.

– Je t’offre mon amitié, mon écoute, mes pensées,
tout ce que je souhaite avec toi échanger,
partager la tristesse c’est un peu l’alléger.
Que faire ? Faire ensemble et ensemble pleurer.

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