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Le poète s’endort sur le bord du rivage,
Il n’est pas encor mort mais n’est pas non plus sage,
Et sa double douleur augmente avec son âge,
Car victime d’un leurre, il a cru au mirage.

Le mirage du temps, le mirage du vent,
La page du présent, la rage de l’instant.

Il est jeune, il est vieux, il sait qu’il n’a pas tort,
Mais au regard des dieux dont il subit les sorts,
Il se voit condamné jusqu’à perdre remords,
Et de se révolter, il veut faire son aurore !

L’aurore du jacent, l’aurore du néant,
Le veau d’or immanent qui conduit au tourment,

Le tourment qui lui seul, dans sa sublime gloire,
Permet, comme un linceul privé de tout espoir,
D’écrire le présent, réécrire l’histoire,
Et d’inventer un temps qui nous sort du noir.

Le noir de la survie, le noir de l’extasie,
Le noir de la momie… le noir de la tuerie,

Et Poutine, et ses Russes !…, continuent.

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