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Statue aux yeux de jais, grand ange au front d’airain,

tu contemples ébahie feu ton monde ukrainien

Tes yeux, qui sont d’accord avec tes noirs cheveux,

versent des flots de larmes sur le sol si terreux.

La cour était petite et la porte était laide

mais c’était ta maison comme tous ceux du bled.

Tout semble prendre part à la douleur immense

que pauvre rescapée tu caches avec décence.

Les vivants, dans ces murs, ressemblent à des morts,

ils errent dans les gravats et tout leur est effort.

Ils ont besoin de nous, leur détresse est si grande,

Ami ne pousse pas ton action aux calendes !

Tel un prince du Nord que son Kremlin défend,

l’ours russe sans pitié pilonne assidument

dans ce noir océan où l’autre est enfermé.

Qu’attendons-nous encor, un peuple supprimé ?

Au chant des violons, aux flammes des bougies,

veille la résistance à l’attaque ennemie,

je cherche à réveiller l’étincelle qui dort

pour que demain enfin soit une belle aurore.

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