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Dès l’heure où le soleil se lève, je glissais hors du lit dans le silence de la grande maison encore endormie. 

Descendant l’escalier à petits pas de souris, prudemment je veillais à ne pas réveiller le grincement du plancher.

C’était dans la verrière mon paradis. Fauteuils de rotin avec leurs lourds coussins, rideaux jaune d’or ou orange sanguine que les premières lueurs du jour transperçaient  pour mon plus grand bonheur de gamine.

Puis, discrètement le verrou je tournais pour me trouver dehors, pieds nus et si petite fille, dans ce jardin d’Eden.

Crissement des graviers, ponctués de silex, rosiers de la rosée encore tout humidifiés.

Treilles chargées de grappes mûres et puis le vieux noyer qui tout ombrageait.

Parfums de mon enfance qui toujours me nourrissent, comme le retour de ces escapades autour du pain grillé et des confitures de mémé.

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