• 1Minute de lecture env.
  • 4Lectures récentes
9.7
(3)

Roulez votre rocher, refaites votre tâche ;
S’apitoyer ainsi sur sa propre incurie
Ne donne point de blé, mais défaite de lâche !
Vous me direz merci, quand, sorti de la lie,
Vous parviendrez vainqueur au sommet de vous-même,
Vous atteindrez la cime que peu d’hommes ont vu[e],
Et toute la douleur de cet effort extrême
Vous semblera prime dans le jeu des vertus.

Cessez donc de geindre quand le sort vous trahit,
Vous n’avez que vingt ans mais faites déjà cent
En simulant de feindre à tort et à l’envi
Cette sorte d’enfant d’un génie… bien absent.
Vos idoles sont pitres et vous les adorez,
Vos mots les plus prisés, “algorithmes” et “réseaux”
Résonnent comme fifres au milieu du carré
De cette éternité où règne le bourreau.

Je voudrais vous aider, vous prévenir du mal,
Mais ne suis que pantin à moitié disloqué ;
Sans “IA” embarquée, l’avenir est fatal,
Et je fuis, Arlequin, ma noble destinée.
Vous rappeler Sisyphe est un geste incisif,
Une provocation de mon érudition,
Peut-être un biogliphe de mon passé tardif,
Une divine onction de mon abnégation ?

Exprimez votre ressenti !

Moyenne obtenue : 9.7 / 10. Nombre de votes : 3

Soyez le-la premier-ère à exprimer votre ressenti !

Partager ?

7
0
L'auteur-trice aimerait avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
()
x