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Deux soeurs

– Je t’aime ainsi ! Pourtant, si tu veux aujourd’hui,
J’ai quelque reproches à te faire mon amie
Pourquoi donc n’as-tu pas cultivé ma colline ?
Il faisait beau hier ?

                                   – j’étais avec Martine
La tâche est difficile et j’ai besoin parfois
De me distraire un peu et m’éloigner de toi

– Je t’avais pourtant dit de ne pas fréquenter
Cette fille effrontée, bonne à rien, négligée
Sa mauvaise influence est néfaste pour nous
Je ne te cache pas qu’elle me met en courroux
Au voyage, aux plaisirs, au travail, à l’étude,
Tu m’avais démontré toutes tes aptitudes
Voilà que maintenant le jour tu te prélasses
Et que pourtant, le soir…

                                            – oui je sais … je rêvasse …

– Et que pourtant, le soir, tu n’as jamais le cœur
A …

          – Plus bas, je te prie, je vois venir ma sœur ;
Toutes ces choses là ne regardent personne !
Je veux vivre à ma guise et ne suis pas ta bonne,
Avec le doux printemps s’éveille la gaîté
Et dans les champs fleuris je souhaite chanter

– Et bien ! va donc chanter, je ne te retiens pas
Puisque c’est ton souhait, je dis bon débarras !
Ta sœur a plus d’attrait que toi et j’attendais
Que tu quittes les lieux, et voilà qui est fait !
Viens là, jolie sœurette, tu vois, c’est fini,
Tu as bien fait d’attendre et tu vas vivre ici.
Demain, sur la colline, je t’emmènerai
Tu la cultiveras et ce sera parfait.

– Mais non, mon cher ami, la tâche est difficile,
Aux durs travaux des champs, je préfère la ville.
A trop vouloir courir deux lièvres à la fois,
On se ridiculise et l’on reste pantois.

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