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Dans ton tombeau mystérieux,
Embaumée d’immortelles fanées
Tu t’abandonnes, Petite Fille,
Au souffle âcre du Satyre.

Les bras gisant sur un linceul vierge,
Tes pensées tracent à la craie
Les lignes d’un temple à gravir.
Tu remontes les dalles à cloche pied.

En partance pour le Ciel,
Armée d’un caillou dans le poing,
Tu repousses la Terre, Pesante,
A chacun des lancers.

En passe d’atteindre le Ciel, convoité
En haut de la marelle,
Tu y croises le Comte. Vampirisée.
Le Ciel est offensé.

Vidée de ton sang, Damnée,
Au rythme des cris lamentables du loup.
Ton corps absent est consumé.
Ton esprit se fragmente en éclats de poussière.

L’âme emprisonnée sur une île,
Chaque soir sous tes paupières, Gonflées,
Tu contemples, à l’heure du crépuscule,
Des éclipses de soleils mouillés.

Ta bouche ourlée de fils de soie,
Et brodée de secrets,
Hurle des cris muets aux ombres de passage.
Face à toi le monde reste sourd.

Chaque nuit, impuissante,
Tu recomposes le tombeau hanté.
Ouvre les paupières, Petite fille,
À l’aube, tu verras les soleils sécher.

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