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Enfants âgés d’une dizaine d’années, nous allions régulièrement, mon frère et moi à la cueillette des fraises sauvages dans le bois. L’odeur humide des feuilles recouvertes de rosée nous chatouillait les narines. Nous suivions le sentier étroit qui menait à la clairière. Nos pas crissaient sur les branchages morts. Avec l’insouciance de notre âge, nous enjambions en courant les racines noueuses sorties de terre, nous attrapions quelques branches au passage en guise de sabre ou de baguette magique, nos éclats de rire joyeux resonnaient dans la forêt dense. La mélodie enjouée des oiseaux nous accompagnait. Notre petit panier en mains, en direction de la rivière, nous nous arrêtions à flan de talus pour ramasser les fruits sucrés. Une fraise dans le panier, une dans nos petites bouches gourmandes. Notre faim, attisée par ces dégustations matinales appétissantes, ne tardait pas à se faire sentir à l’approche de l’heure du déjeuner. Heureusement, dans notre panier un petit compartiment contenait notre déjeuner frugal préparé par Grand-mère. Souvent, nous nous asseyions entre les iris au bord de l’eau. Parfois, le petit coassement d’une grenouille nous faisait sursauter. Nous nous approchions alors de l’eau pour essayer de trouver cette coquine dans les roseaux.

Au risque de glisser dans la rivière poissonneuse !

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