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Chapitre 16 –  Les Mimosas

  

Victor aperçoit son père de loin. Il est rassuré.  Dans les allées du parc, l’homme se promenait et discutait sans discontinuer avec une petite femme qui souriait et secouait la tête sans cesse, amusée d’entendre ce qui devait être des blagues.

– Tu aurais pu me passer un coup de fil. On aurait eu une conversation. Je ne sais pas moi, un truc somme toute banal entre père et fils, qui aurait pu m’aider à comprendre la situation et ne pas me faire un sang d’encre!

– Parce que tu n’aurais pas tenté de me dissuader, si je t’avais dit que je voulais m’installer ici, avec Violette?

– Si évidemment mais…

– Et bien voilà.

« Ce n’est pas à un vieux bougre que l’on apprend l’amour et la force d’attraction! » 

–  Mais papa,  murmure Victor entre ses dents, tu ne la connais que depuis trois mois ! Toi- même tu dis toujours, qu’il t’a fallu cinq ans pour oser courtiser maman! 

– Je sais mon garcon, je sais, mais le temps n’attend pas. Il n’attend jamais… 

Il ne m’a pas fallu plus de 2 secondes pour savoir que je t’aimerai  pour la vie et pourtant… Tu étais particulièrement laid, moi je te le dis!
Il faut que tu comprennes. Les choses se sont passées très vite, car le temps file et emporte avec lui les derniers mots de ma Violette.

 Violette était une femme pleine de charme et de vie. Ne lui manquait juste que de la  suite dans les idées. 

Depuis quelques semaines, elle perdait ses mots avec une telle rapidité que ses proches l’avait rapidement installée à l’epadh des Mimosas pour plus de sérénité. Mais c’était sans compter sur le lien qu’elle avait tissé avec Eugène, son voisin de pallier.

Lui qui avait  toujours eu des mots à revendre, se sentait capable et surtout l’envie de tenir la main de Violette dans le beau parc des Mimosas.

En attendant une place, il faisait donc les aller et retours depuis son petit logement trouvé  à cinq minutes à pieds. Une seule ombre au tableau: Ficus , n’était pas admis dans le-dit logement de transition.

Eugène avait expliqué cette histoire tout naturellement, comme une anecdote de plus dans sa vie mouvementé. Il était heureux, simplement heureux..

Après un coup d’oeil de biais sur la belle commissaire , il sourit, l’air entendu et satisfait vers son fils. 

Puis ajoute, en s’adressant au jeune couple qu’il pressentait en devenir : 

– Vous viendrez me rendre visite ici! C’est joli non?

Précédemment dans «  la fleur de l’âge »😉: https://algomuse.fr/la-fleur-de-lage-chap1-ma-pie/

 

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