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Vous souhaitez que je vous raconte ma vie. Mais êtes-vous prêt, prêt à attendre ce que j’aurais à vous dire. Je ne suis pas une hache tenue par un quelconque paysan, ou forestier. Je suis une hache de guerre, et pas n’importe laquelle.. .

J’ai été forgé à la demande des Dieux, en même temps que les autres armes de celui qui est notre porteur.  Le Dieu de la Guerre et des confrontations  nomma l’ensemble des armes les »  Faucheuses de Vies », nous étions destinées à son avatar. Avec moi il y a ma sœur, deux épées courtes qu’il porte dans le dos, une épée longue qui trouve sa place dans un fourreau sur le cheval de guerre, l’épée d’argent utilisée pour enlever la vie aux démons. les plus dangereux, une masse d’arme, une armure et un bouclier mais eux sont nommés les protecteurs.  Comme mes camarades je suis sculptée de runes et de motifs complexes, j’ai aussi des pierres de protection  enchâssées dans mon manche. Ma lame est tranchante, autant qu’un rasoir. Nous étions accompagnés d’un grand cheval de guerre et de deux tigres à dents de sabre portant armure.

J’ai coupé plus de bras, de jambes, de corps et de têtes que vous ne pourriez en compter. L’Avatar auquel j’ai été remis était un homme de grand courage, jamais il ne tua par plaisir, il le fit par devoir. C’est sans doute le guerrier qui eut le plus à lutter contre les monstres engendrés par les adeptes de  la magie noire. En des temps troublés, sorciers et sorcières avaient décidés de réveiller les démons enfouis dans les entrailles de la terre et dans d’autres mondes. Ils arrivèrent par centaines, bêtes immondes, mi-homme  mi- animal, ou vieilles races toutes en dents, écailles et griffes,  assoiffées de sang, ils tuèrent aveuglément sans distinction homme, femmes, enfants, ils éventrèrent les armures des soldats. Les peuples perdaient espoir, certains, même parmi  les braves plièrent le genou et prêtèrent allégeance à cette vermine. J’ai combattu avec l’Avatar taillant les corps de ces monstruosités par centaines. L’Homme me maniait de mains de maître, j’étais habile à trancher,  et j’en éprouvais de la satisfaction. Il mit fin à cette guerre lors d’un combat épique, dont je fus en quelque sorte l’héroïne, c’est moi qu’il avait saisi pour éclater le cœur du Maître des Noirs Dessins. Ce monstre noir aux yeux écarlates était immense, il avait un cœur du côté droit, mon porteur l’escalada en s’aidant de ma sœur et de moi pendant que les armées humaines faisaient diversion. Il atteignit enfin de cœur après avoir tailladé les chairs immondes et me planta dedans. Le monstre explosa en morceaux incandescents projetant l’avatar et moi à plusieurs dizaines de mètres, et détruisant du même coup toutes les ignominies créées par magie. Plus tard les rois nous firent un triomphe,  mon Avatar subit plus qu’il n’apprécia cet hommage. Nous avons eu  d’autres batailles, mais elles furent brèves, la simple vision de mon porteur sur son cheval de  en calma plus d’un. L’avatar les obligeait à la concertation avant la bataille, les hommes apprirent la diplomatie, cela ne marcha pas toujours, lorsque c’était un peu plus difficile mon   porteur me sortait regardait les rois et leurs demandaient de bien réfléchir. C’est drôle comme les hommes tiennent à leur tête quand ils savent que je peux facilement la  décoller du reste de leur corps, ils deviennent raisonnables. Puis les temps sont passés, j’ai été enfoui auprès de mon avatar. Plus tard vous m’avez trouvé. Vous nous avez trouvé, l’avatar, son armure, son bouclier, ses armes, son cheval de guerre, et les deux tigres à dents de sabre, au milieu d’offrandes d’or, d’argent et de pierres précieuses. Nous avons paraît-il bousculé tout ce que vous connaissiez de cette époque des débuts de ce que vous appelez l’ Antiquité.

 Alors, humains, voulez-vous réellement tout savoir des massacres auxquels je pris part. A moins que vous ne préfériez me laisser tranquille dans les réserves de votre musée ?

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