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Le torrent roule les pierres, la montagne gronde le tonnerre. La truite aussi s’est barrée… Reste l’anguille qui se prend du coup pour une baleine !

Rien n’est certain : le jour, la nuit ?, on ne sait plus très bien. Même la robe du bison donne le frisson… Que fait-il ici ? Où va mon histoire ? Aide-moi, lecteur, à l’écrire…

Ta désaffectation prétentieuse n’est que chimère. Tu le sais, feindre le froid rationalisme ne t’aidera pas. Déjà tu portes en toi toute la violence des éléments de la montagne orageuse et le serpent mégalomane des eaux froides et noires de ses vaines veines !

Vaines, oui, car un temps les hommes ont cru pouvoir les dompter, les domestiquer ; « c’est pour en faire de l’énergie », disaient-ils. Qu’en ont-ils fait ? Bien sûr, tu me diras que la question est mal posée. Tu soutiendras, avec Hugo, que c’est la domesticité qu’il fallait questionner…

Ah, lecteur, cher lecteur, lis-moi donc mieux : la vitalité procède-t-elle jamais d’une quelconque énergie ? Et si oui, alors il te faudra lui donner source : tu inventeras les dieux, et comme ils n’y suffiront pas, tu inventeras la science.

Et si non, alors il te suffira de nager dans le sens du courant, à son rythme, tranquille ou turbulent, jusqu’à la prairie des abeilles.

Là, tu verras, le mot lui-même de « potentiel » te semblera anachronique…

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