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Je me sens si bien. Je suis là pour satisfaire pleinement les désirs, parfois enfantins, parfois vengeurs, de mon nouveau détenteur. Il éprouve une telle satisfaction à me tenir que je me sens plus forte que jamais ! Si droite, si sèche. Mes nouveaux vêtements de cuir me permettent de gainer ma taille fine. Je fends l’air, je m’amuse, je virevolte. Je me lève, deviens grande, haute, je vois le monde de si haut que j’en ai le vertige. Et je me jette, à toute vitesse, en riant, en criant, sur la croupe du cheval. Qui se contracte, accélère, panique. Je comprends alors la douleur que j’inflige. Je me relève, à nouveau en hauteur, à surplomber mon monde, mais je ne veux plus, le vertige me donne la nausée, je ne veux plus. Trop tard, je m’abats à nouveau sur cette croupe, qui se met à saigner. La gifle est si forte que je rebondis et me tords. On me lâche dans le seau, le calvaire est fini. Je trempe dans un fond d’eau poisseux. Je ne veux plus virevolter, je ne veux plus m’envoler. 

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