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Il est une heure où le soleil se couche, vous savez, cette heure à laquelle les chiens aboient pour se raconter leur journée sur le pas de porte de leur niche. Ils vivent dans un village de montagne; un village à la traditionnelle.

Ce soir, je vous invite, au moment où la luminosité se couvre d’ombre, d’écouter leur histoire.

  • Je les ai vu traverser la ville, en file indienne, comme des fourmis. Ils étaient bien déterminés à en découdre.
  • Qui as-tu vu de la sorte ?
  • Une bande de truands.
  • En file indienne, c’est surprenant.
  • J’ai compté, six pattes armées jusqu’aux dents.
  • Quelle longueur leur patte ?
  • Loin d’être celles d’une antilope, mais trapues et crochues
  • On verra demain ce qu’il en est, dors bien, je retourne à ma niche
  • Quelle idée d’aller dormir alors que nous sommes en danger. Es-tu insouciant à ce point ?
  • Mais que veux-tu que je fasse ?
  • Je n’en sais rien mais je ressens déjà cette affliction comme un présage.
  • Ils ne vont pas venir détruire notre ville, alors va dormir tranquille.
  • Je ne peux pas. Dès que je ferme les yeux j’ai leur image. Si je persiste, je vois ce film d’horreur.
  • Tu es pire que les poissons-clowns à avoir peur d’un rien. Allez, bonne nuit mon ami. Dors tranquille.

Le lendemain matin, certains chiens, les plus chanceux, encore ensommeillés, pouvaient voir les étoiles (plus de toit à leur niche) pendant que d’autres étaient morts, ensevelis.

Dans le journal on a pu lire, que tous le bois de la ville avait été attaqué par une armée de capricornes et de thermites.

S’il n’est pas utile de s’alarmer face à une particularité, il n’en est pas moins utile de rester prudent et de veiller, même une nuit durant.

 

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