AlgoMuse Éditeur associatif
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Céréales déshydratées et périmées dans le bol ; l’enfant a faim. Les tuyauteries résonnent dans le vide ; le bâtiment râle. La misère vend la mère pour une poignée de dollars ; l’enfant joue.

Passe un corbeau qui ramasse les restes ; passe un philosophe qui théorise l’intégration sociale des hommes et des rats ; passe encore un dromadaire avec un lampadaire ; la mère est morte et la télé a disjoncté. Hélas, tout passe et tout lasse, se casse, se fracasse…

Le cirque est arrivé. À la radio, le bol de la trompette étouffe les notes de la complainte. Là-haut, l’enfant pleure. Le génie est rentré dans la lampe de la radio. Les hommes mangent les rats et la morte la télé. Les éléphants dansent sur des planches. Ils sont déchaînés.

Le clown, lui, est triste. “Les filles qui vont danser ne le regardent pas car elles s’en vont danser avec tous ceux-là qui savent leur payer pour pouvoir s’amuser des fleurs en papier et de l’eau parfumée…

Silence. Silence. Silence…

La moralité de cette histoire, car il y a moralité, c’est qu’il vaut mieux thésauriser que théoriser. Et la preuve, c’est la fin de la chanson qui nous la donne: “Les carreaux de l’usine, moi, j’irai les casser!“*

* “Les carreaux” – Jacques Brel

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