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Je vous dis, croyez moi, la tâche est difficile :

On se demande bien, quand il arrive en ville,

Quand il sort pour rêver, et qu’il erre incertain,

Qui de l’âne ou Mayet connaît bien le chemin.

Il a mis aujourd’hui son habit du dimanche

Pantalon bien serré jusqu’au dessus des hanches

Tenu par des bretelles et dans le dos croisées.

Il le remonte alors quand il est perturbé.

Sur sa bouche baveuse plane un doux sourire,

Quand l’autre l’interpelle et qu’il n’a rien à dire.

Il a l’odeur du foin et de son écurie

Il promène son âne et c’est son seul ami.

De ses deux mains caleuses, il tâte du béret,

En signe de bonjour, à celui qu’il connaît.

On l’aime bien Mayet, c’est un simple d’esprit.

C’est un gentil fada qui n’a pas de soucis.

Quand il voit arriver les gamins de l’école

Mayet presse le pas et l’âne caracole.

Il est temps de rentrer, le travail l’attend,

Il faut dire qu’il a peur de tous ces garnements.

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