AlgoMuse Éditeur associatif

Joseph l’innocent – chapitre 2 – Marinette et Paul

Mémé lui racontait des histoires le soir, pour l’endormir ou bien quand il était trop nerveux. Joseph écoutait l’histoire de ses parents, de sa naissance …

Et voilà l’histoire que mémé racontait en caressant tendrement les cheveux de Joseph :

Aujourd’hui, c’est le bal du 14 juillet dans le petit village niché dans une vallée du haut Dauphiné. Jeunes et vieux dansent au son de l’accordéon. Paul décide ce soir de vaincre sa timidité qui lui fait monter le rouge aux joues. Il invite la fille de la ferme voisine, là où il aime aller chercher les œufs, faire remplir son bidon de lait et surtout apercevoir Marinette.

Ils ne ratent aucune danse. La musique assourdissante les oblige à se parler très près l’un de l’autre. Ils ont tant de choses à se dire, tant de choses à rattraper. Marinette n’a que 15 ans. Elle termine son année à l’école ménagère du bourg voisin. Paul est en apprentissage à l’usine de tissage qui fournit la majeure partie de la main d’œuvre des alentours. Ils sont heureux et passent ensemble le reste de la nuit sans se soucier de l’inquiétude de leurs parents.

Après ce jour de fête, Marinette guette chaque retour de Paul à la ferme quand il rentre de son travail. Et puis tout est prétexte à se retrouver.

Le temps passe et le ventre de Marinette s’arrondit. Il faut parler aux parents. Il vivront ensemble. Paul a 18 ans. Ses parents sont heureux de la nouvelle. « Elle est courageuse la petite Marinette, souriante et toujours prête à rendre service et elle nous donnera un beau bébé ».

La nouvelle est moins bien accueillie chez les fermiers. Il auraient voulu marier leur fille cadette à un fermier, histoire d’agrandir le bien. «  Le fils reprendra la ferme et Marinette n’aura pas sa place ! ». Mais la faute est commise, il faut réparer !

Après les noces, le couple s’installe dans la maisonnette restée vide après le départ des grands parents. On entre dans cette modeste bâtisse directement dans la cuisine prolongée par la « souillarde », là où mémé mettait à égoutter ses fromage de chèvre ; en face, la « salle » réservée pour les fêtes ; à l’étage, deux chambres. Marinette et Paul vivent chaque jour le bonheur de l’attente de ce bébé qu’ils prénommeront Joseph.

Et voilà, dit mémé, c’est toi ce petit garçon.

Auto-moineau Entreprise – chapitre 2 – La fauvette

– Non, vraiment, ma chère, la vie n’est plus possible au Vésinet depuis que ces vilains pigeons y ont élu domicile. Ils sont bruyants et sales et et surtout de véritables coureurs de plumes. La vie n’est vraiment plus comme avant, nous ne sommes plus entre nous et plus du tout en sécurité. Améliorer mon ordinaire n’est pas une sotte idée et de plus, il est temps que je prenne mon indépendance.

– J’ai ouïe dire que l’entreprise de nettoyage des piafs avait reçu un franc succès et que cet auto-moineau-entrepreneur jouissait d’une certaine célébrité. L’éducation que j’ai reçu pourrait me permettre de voler de mes propres ailes … enfin … si je puis dire.

– Voyons : transposer le concept de l’auto-moineau-entrepreneur, mais dans un autre créneau pour ne pas entrer en concurrence directe ? Faire une brève étude de marché ? Voyons ! Un zoo par exemple, oui, un zoo ! J’y exercerai, outre les soins esthétiques et le récurage des oreilles, l’acupuncture relaxante.

Fauvette allait devenir la vedette du zoo de Vincennes. La petite affaire fut très vite lancée. Sa réputation fit très vite le tour du zoo.

Après les week-end, les fauves très agités par le tumulte de la foule, étaient devenus très demandeurs d’acupuncture. Notre jeune fauvette n’avait pas une minute à elle mais ne souhaitait pas développer outre mesure son entreprise, elle voulait rester à taille oiseau. « j’aimerais tant devenir maman » confia-t-elle à son amie poule rousse.

Les poules furent très fières de la loger dans leur enclos. Elle y avait gîte et graines et légumes à volonté (notre fauvette était végétarienne, – non ! Pas vegan : elle adorait les vers de terre -). Elle obtint même la promesse que l’on s’occuperait bien de sa progéniture pendant ses activités.

Faufau ( c’est le surnom que lui avaient donné les animaux) ne regretta jamais sa décision de quitter les beaux quartiers où elle avait grandi, mais où elle s’était profondément ennuyée.

Elle eut, et grande fut sa fierté, la visite du chef moineau-auto-entrepreneur qui la félicita.

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Adultère

Adultère

Elle était désœuvrée dans cette vie facile

Faite de réceptions et de mondanités,

De plaisirs ennuyeux, de richesse inutile,

De faux rêves, de luxe et de banalités.

Son époux la comblait de cadeaux les plus fous

En croyant compenser ses trop longues absences.

Elle allait fuir encore cette heureuse existence

Pour aller retrouver son amant sans le sou.

Ils vogueront tous deux au pays des couleurs

Et de leur tendre amour cueilleront la saveur.

La musique des mots inondera le ciel

Et ces instants volés auront un goût de miel.

La cocotte et son boa

La cocotte et son boa

Une cocotte très coquette tremblait de froid au coin du bois. Elle mit son coûteux boa autour de son petit cou. Mais soudain, horreur ! Le boa s’éveilla et sauvagement l’étrangla. Un manchot qui passait par là, tout droit sorti de sa banquise, domina la situation. De son unique bras – pauvre manchot – il dénoua courageusement l’étouffeur du cou meurtri de la cocotte.

La coquette congratula et alla pondre son coco.

Le manchot valeureux rangea son bras sous son manteau.

Et le boa, fou de rage, alla étrangler le fermier.

Quant au poney, il n’a rien vu. Le fermier l’avait mis au pré.

Ouf ! J’ai failli l’oublier. Maintenant, c’est terminé.

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notes au personnel

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NOTES
AU
PERSONNEL


DO
sez
votre humour


RE
fléchissez
à ce que vous allez dire


MI
norez
vos effets verbaux



FA
cilitez
la compréh
ension
de vos textes



SOL
licitez
vos amis pour vous inspirer


LA
ncez
à la volée une idée



SI

elle est excellente, elle sera reprise


DO
minez
votre tendance à la plaisanterie

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