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-Tiens ce matin, sur le trajet, j’écoutais cet ensorceleur d’Augustin Trapenard qui citait Eugène Marbeau : La froide raison peut nous éviter quelques misères. Mais en même temps, elle est impuissante à nous donner le bonheur.
Le reste du trajet, je visionnais la froide raison, tel un boomerang emportant quelques malheurs et qui, dans un retour imprévisible me revenait en pleine gueule, me faisant perdre par là même toute délectation de l’avoir lancé. Par ce geste mémorable, sous couvert de logique désincarnée, j’actais l’illusion à prétendre au bonheur. Alors je te le demande mon frère, ma rationalité dénuée de sentimentalité pourrait donc ravir le chemin vers la félicité ?

-Certes…prendre garde au boomerang trop discursif, coupé de son émotivité. On approche l’erreur de notre maitre cartésien, chef de fil du rationnalisme, pour ne point le nommer. Mais soyons méthodique ! Faisons un pas de coté, allons du coté de l’artiste, et en miroir du boomerang insensible, réfléchissons celui des boums et des bangs, agitant les cœurs blessés*.

-Hum, l’amour tel un boomerang, qui revient des jours passés*. Le clin d’œil à Gainsbourg, poète provocateur et insoumis me plait. Et en même temps, mon ami, je m’interroge. Que serait un monde sans amour ? Ne serait-il pas un monde sans signification, un monde sans logique, un monde sans raison ?

*paroles de la chanson Comme un boomerang

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