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Pour toi Gigi,

Tu donnes la poésie aux vers, aux fleurs, aux amies et à la vie
Tu déposes du fond de ta plume l’ivresse de l’enfance et la violence de l’homme.
Tes mots s’envolent à tire d’aile vers des ciels plus bleus, des mers plus chaudes
Dans Les clapotements furieux des marées, ils s’enfuient accolés au dernier rayon de lune.
Tu sens filtrer le calme invincible des dieux qui honorent ton ultime voyage
Dans les vallées incertaines de l’au-delà tu puises ton dernier seau d’eau claire.
Enfant, tu ris dans les bras de ta mère
Mère, tu berces les insomnies de ta fille
Grand-mère, tu contes la vie de l’homme au petit enfant.
Les mots orphelins s’épuisent dans leur quête, se délitent dans les marécages sournois du néant
C’est toi debout dans la nuit solennelle qui les guide, troupeau fougueux et fidèle,
Tu les ramasses, les domptes puis les laisses filer dans les derniers soleils
C’est là ton charme et ton secret, cette incroyable énergie qui renouvelle le verbe et authentifie les rivages bourbeux de nos existences.
Quand le brouillard sera trop épais et les essuie-glaces à l’arrêt je viendrai murmurer à l’oreille des nuages blancs les mots de Rimbaud et les peines de Verlaine
Tu meurs parmi la voix terrible de l’amour, dans cette solitude où s’écœure le cœur.

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