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Il me cherche partout, comme chaque matin. Enfin, il ne me cherche pas réellement moi, mais plutôt ma coloc, ma copine, appelez-la comme bon vous semble. Et dire qu’il retourne actuellement son appartement pour nous trouver. Il peut pester, cela ne l’aidera pas à nous retrouver plus vite. L’heure tourne, et dire qu’il sera encore en retard. Je dois bien vous avouer que cela me fait quelque peu plaisir par moment. C’est vrai, après tout, il ne nous traite pas tous les jours avec le plus grands des égards. Les coups que nous nous prenons quotidiennement, que cela soit dans l’entrée, dans l’appartement, à son bureau ou encore dans sa voiture, cela ne s’arrête pour ainsi dire, jamais. Alors, le fait de le voir galérer nous remonte un tant soit peu le moral, même si, il finira par nous retrouver, c’est certain. Cela fait bien longtemps que le suspense n’est plus d’actualité. Midi moins dix, ça y est, il se dirige vers nous, il nous a retrouvé ! Avec un joli mot vulgaire, il nous saisit fermement et nous emmène avec lui avec intensité. Je vous l’avais dit, il nous retrouve toujours. Nous voilà balancé contre le tableau de bord de sa voiture et c’est parti pour un trajet tumultueux, semé de quelques à-coups. Ce n’est vraiment pas ma partie préférée. Vous me direz, au moins cela nous fait voyager ! Il faut rester positif. Les injures continuent dans l’habitacle, il râle, comme toujours. Il stresse, comme à tout ses rendez-vous. Bon sang, qu’est ce qu’il peut se prendre la tête pour pas grand-chose. Est-ce que je me plains moi ? Oui un peu… Ce n’est pas faux. Nous arrivons au moment où il va galérer à trouver une place, ce qui ne vas pas arranger nos affaires.

Après quelques tentatives de créneaux loupés et quelques coups secs contre son volant, nous voici à nouveau embarqués de force contre lui. Le pas se presse, comme d’habitude, il ne sait pas trop où regarder, ni même aller. Bon sang mec ! Réveil toi un peu, il n’y a rien d’extraordinaire, cela fait deux mois que se petit manège dur. Nous serions tellement mieux dans son appartement, tranquillement posé, au calme.

Sa chaleur corporelle augmente, nous commençons à avoir sérieusement chaud. Signe que son stresse monte. Il ralenti, regarde autour de lui et sourit enfin. Le pas plus sur de lui, il respire profondément et se rapproche d’elle. Il nous attrape plus doucement, enfin ! Il nous pose délicatement face à eux. Nous y sommes finalement arrivés. Ils se sourient. Nous allons enfin pouvoir respirer un peu. Posés sur cette table de nouveaux amoureux. Jusqu’à ce qu’un jour, elle lui offre mon remplaçant, un porte-clés cœur divisé en deux.

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