• 2Minutes de lecture env.
  • 34Lectures récentes
0
(0)

Il était si beau, si jeune, et d’une élégance de si bon goût, qu’en le voyant, toutes les femmes se retournaient sur lui. Bien entendu. Il le savait.

 

Ses complices le savaient aussi. Tout avait été parfaitement calculé, préparé. Le costume, la petite ceinture Hermès, les chaussures en croco, la petite coupe de cheveux mi-longs, mais pas trop. La barbe à peine apparente. La démarche décontractée et dansante. Et la chemise…

 

La chemise, nous n’en parlerons pas, frissons… La chemise, tout le monde peut l’imaginer… D’une couleur claire, un peu moulante, un peu ouverte, avec peut-être quelques dentelles ? Ou un col Mao ? Ou ces cols pointus à la mode il fut un temps ? Une chemise si sexy, si souple, si douce, si subtile, si…

 

Un rêve.… Un rêve qui donne envie de passer la main sous le tissu, de caresser le torse basané et de descendre jusqu’à la hanche. La hanche mince et ferme. Descendre de la hanche jusqu’à la cuisse, musclée, peut-être le genou, un peu plus bas… Et remonter jusqu’à l’entre-cuisses, puis jusqu’au chakra racine, pour ne pas dire autre chose. Cette zone où tout est moelleux et gentil ou dur et terriblement viril, c’est selon…

 

Aah, cette chemise, elle nous fait tourner le sang… ?! Respiration…

 

Elle est amusante, cette chemise. Elle mène au plaisir des sens, à la jouissance, à l’éclat de rire, une véritable scène de cinéma romantique ou Nouvelle Vague… Alain Delon pour l’un ou Romain Duris pour l’autre.

 

C’est vrai qu’il était beau, jeune et élancé. Son élégance calculée, qui semblait de si bon goût, séduisait les femmes, même les moins naïves.

 

Ses complices le savaient. Cela a déjà été dit.

 

Oh, c’était malin, banal et efficace. Il les séduisait, puis, au moment opportun, les complices rentraient dans la chambre, s’emparaient des bijoux, en général des diamants et des rubis, et l’histoire d’amour s’arrêtait là. Rien de bien original mais il y avait malgré tout un peu de piment dans l’air…

 

Il était si beau, si jeune et d’une élégance de si bon goût, à laquelle s’ajoutait un charme envoûtant, que même si les femmes savaient qu’elles étaient dépouillées par lui, elles ne disaient rien. Et surtout pas à leur mari. Dans l’espoir vain de le voir revenir un jour. Et dans le sentiment, peut-être un peu prétentieux, d’avoir vécu une aventure particulière.

 

Il était si beau qu’il valait bien quelques pierres précieuses…

Moyenne obtenue : 0 / 10. Nombre de votes : 0

Soyez le-la premier-ère à exprimer votre ressenti !

Partager ?

0
L'auteur-trice aimerait avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x