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Je suis une vraie, toute de cire d’abeille fondue.

Elle m’avait achetée au petit marché fermier, pas en supermarché.

Je suis… Enfin… Devrais-je dire “j’étais”? Car il ne reste que peu de moi après cette longue soirée.

Elle l’avait longtemps attendu, elle s’était préparée. Avait lissé ses beaux cheveux et mis sa robe préférée.

Le plat cuisant dans le four avait déjà un parfum d’amour.

À la porte il a frappé, discrètement il est entré, un peu intimidé.

Et moi? Moi, j’attendais. Ce moment fatidique qui me donnerait vie tout en me condamnant à mort. 

L’impatience me consumait d’avance.

À table ils sont passés et elle m’a enfin allumée. 

Je sentais bon le miel, un peu comme elle.

Ils parlaient peu, il se souriaient, leur souffle de tendresse me faisait bien trembler.

Au fil des heures, ma flamme vacillait, s’étiolait, s’épuisait et c’est alors que j’ai vu une main vers l’autre s’avancer.

Ils m’ont laissée bien seule et au petit matin, lorsqu’ils m’ont retrouvée, je m’étais depuis longtemps consumée.

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