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C’est un soir d’été comme je les aime tant, fait de nacre, d’azur et d’or dans les derniers rayons du couchant.

Sérénité à nulle autre comparable.

Nu-pieds sur le sable mouillé, je vais, au gré des vents et du clapotis apaisé.

Les eaux sont à l’étale, c’est respiration divine.

Je hume la fine brume en scrutant l’horizon.

Pas une voile, pas un humain.

Goélands et sternes eux-mêmes se sont tus.

Je progresse à pas lents, errance recherchée, délivrance savourée.

Et soudain il est là, sous mon regard effaré: corps jeune d’ébène, de goémon emmêlé et grands yeux révulsés.

Sur son visage semble planer un sourire, sans doute celui d’un homme qui a cessé de souffrir.

La mer autour de lui se soulève et le roule, ainsi que nourrice chantant un doux refrain.

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