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Des Hauts de Carlton Hill1, je contemple ta ville,

en ce mois de mai mauvais m’annonçant que je ne reviendrai jamais.

Les troupeaux de touristes me rendent encore plus triste.

Le ciel lourd et plombé tente d’effacer ta silhouette à mes côtés,

celle d’un Amour que j’espérais voir durer pour toujours.

Edimbourg m’a leurrée et happée.

Edimbourg nous a piégés.

À l’horizon le donjon flottant son pavillon me semble une illusion

cernée de toute part de clochers noirs de charbon.

Ce pays qui est le tien était aussi depuis longtemps un peu mien

mais j’étouffe dans tes draps, pourquoi ne le comprends-tu pas?

Cette capitale nous a été fatale.

Où sont les grands espaces où je pouvais briser ma carapace?

Où sont les montagnes où j’étais vraiment ta compagne?

Où sont les lochs, les cascades, les torrents?

Les phoques, les castors, les lièvres blancs?

Les coqs de bruyère?

Les petits pubs où coulent de bonnes bières?

Où est le silence dans cette métropole immense?

Où sont NOS tourbières?

Comment pourrais-je vivre ici moi qui vient du peuple des douces pluies?

 

 

1L’une des sept collines de la capitale écossaise

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