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L’aïeul

Au profond de la nuit, brusquement, il surgit.
Son ombre redoutée vient bousculer mes rêves,
L’éclair est dans ses yeux, sa parole est un glaive
Qui porte un coup fatal à mon âme meurtrie.

Je me retrouve enfant chez cet homme sévère.
De ma bouche tremblante il ne sort qu’un murmure,
Quelques mots bien choisis pour tenter de lui plaire.
Soudain sa voix explose et fait trembler les murs.

Citadelle imprenable, il domine le monde
Et d’un ton péremptoire, impose sa faconde.
Il guette le faux-pas pour jeter sa critique
Et lance, victorieux, son rire sarcastique.

Le repas de famille est un fardeau pesant ;
Il faut se surveiller pour n’être pas victime
De ses phrases assassines et de ses mots cinglants.
Écourter ces instants est un souhait unanime.

Les premières lueurs me délivrent, amère,
De ces vieux souvenirs que je veux oublier,
De celui au cœur dur qui était mon grand’père
Et n’a jamais compris que je voulais l’aimer.

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