Ce matin, je traîne… La page blanche d’une histoire à raconter me propose un défi : je l’ai accepté. Je n’ai pas comme Dieu 6 jours pour construire tout un univers si petit soit-il et si je commence à trop réfléchir rien n’en sortira. Mon cerveau part comme d’habitude dans tous les sens, sans pouvoir s’arrêter sur une décision. Je connais la musique, si je choisis une idée je regretterai de ne pas avoir exploré telle autre. C’est bien là tout mon malheur. Je croyais l’exercice facile mais après avoir lu des textes de participants, je me rends compte de la difficulté des mots. Les miens sont simples, sans fioritures, pas besoin de prendre un dictionnaire, ils se lisent, s’écoutent comme les notes d’une clarinette. Pendant ce temps, je prends mon mal en patiente, un doux mal qui m’inspirera peut-être. J’ai toujours été mélancolique et j’aime ça. Ce n’est pas du masochisme, non, je suis née ainsi et les évènements n’ont fait que conforter cet état. Le Bon Dieu ! Encore lui ! Est-il responsable ? C’est un bon pédagogue et que j’y crois ou non ne change rien à mon affaire et je dois vivre avec, me conformer, me déformer, me sur adapter, m’écraser, m’éclater en mille morceaux, que sais-je encore… Le burn out j’en connais un rayon, il a failli m’avoir et j’en suis sortie vivante ! Je ne laisse plus quiconque me couper la parole, me dire ce que je dois faire ou penser. La clarinette, encore elle, laisse libre cours à son expression, ma bizarrerie s’assume, je ris de moi-même. Je n’ai plus peur d’être égoïste. Plus de pédagogue et de pédagogie, je suis seul maître à bord et je trace mon chemin car comme vous pouvez-vous en douter, il n’est pas droit. Il est encore plus de travers que tous les chemins de travers. Mais bizarrement (encore) je suis lucide dans mes contradictions, je reste calme et je profite du moment.

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