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Les soieries de l’orient coulent sur ses épaules,
glissent avec amour le long de son beau corps,
à l’abri des regards des hommes qui la frôlent
dévoilent sa beauté soulignée d’un trait d’or.

Elle marche en déesse et repose en sultane,
elle est femme à jamais et pour cela tremble,
comme toutes ses sœurs vaut parfois moins qu’un âne
que l’homme peut battre comme bon lui semble.

Au creux de la maison les vieilles lui ont dit
Hâtez-vous lentement ; redoutez la censure,
faites-vous ombre, invisible des maudits,
au secret du tchador vous demeurerez sûre.

La liberté requiert l’offrande de ses cheveux
Elle reprend courage… elle cause, elle rit
Et nous, nous contemplons fixement dans ses yeux
du peuple iranien le téméraire défi.

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