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Sitôt passé le seuil s’évanouit l’été ;
Le soleil relégué au jardin trépigne,
chaleur et lumière ont déserté, indignes,
ce lieu où le temps même n’a plus droit de cité.

Dans le salon ouvert tous les bruits sont feutrés,
la musique en sourdine des conversations
ose à peine ébranler l’air lourd de la maison,
les pas se font discrets, les mots sont amitié.

De deux enfants le triste et doux chuchotement
berce avec tendresse la douleur juste éclose,
au chevet de l’aïeul fane un bouquet de roses
dont la suave senteur est offrande d’encens.

Laissant aux survivants un gout d’inachevé
est partie la grand-mère au sourire mutin.
La mort a pris son dû le crépuscule atteint.
Peut-on compter les jours quand il s’agit d’aimer ?

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