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Quand tu vas sanglotant en silence, tête baissée, évitant le regard des passants et traînant dans ton cœur la remorque de tes souvenirs, tu voudrais d’une croix blanche effacer tout un pan de ton histoire.

Redevenir page vierge, immune comme au premier jour d’une vie, quand douleur et tracas étaient mots inédits.

Las, tu n’en es plus là depuis longtemps.

Tu t’es encore prise à ton propre piège, de ton cœur trop aimant.

Tellement t’avait charmée avec son beau sourire celui qu’à présent tu es obligée de fuir, que tu lui as cédé et t’es engluée, bientôt plus sûrement étranglée qu’entre les mandibules d’une araignée.

Parfois, dans un soubresaut, tu tentais de ruer, comme un noyé imparfait cherchant désespérément la surface de l’eau.

Tout aussitôt tu replongeais pour encore mieux t’enfoncer.

À présent, tu ne te reconnais plus, où est ta légèreté?

Loin de ta vie rêvée se sont enfuies les années, vides d’espoir et de créativité.

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