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7ème jour – le chaos
Le monstre a déserté, son œuvre est suspendue
Mais il peut revenir. Pour lui rien n’est perdu.
Les immeubles éventrés sont rongés par les flammes
Les rues humides et froides ont perdu leur âme
Les façades lépreuses aux blessures profondes
Béantes et dévastées sont exposées au monde
« Les charpentes s’ébranlent au-dessus des décombres : »
Ville défigurée méconnaissable et sombre
Kharkiv la belle est un fantôme décharné
Dans un sursaut d’espoir elle veut résister
Et la poussière grise la couvre d’un linceul
Elle crie au monde entier « ne me laissez pas seule »
L’asphalte disparaît sous un tas de gravats
Les habitants se terrent. Ils ont peur, ils ont froid
Les vieillards hébétés traînent leur désarroi
Les hommes sont restés, c’est leur vie, c’est leur terre
Ils portent des fusils, n’ont jamais fait la guerre …

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