AlgoMuse Éditeur associatif
4.6
(11)

Le poisson-zèbre était perdu dans un ruisseau, et il ne savait pas où il allait. Il traversa beaucoup d’autres ruisseaux, avant d’arriver dans un pré. Il réussit à s’accrocher à un gros rocher pour ne pas se laisser à nouveau emporter par le courant. Il entendait des grognements, et aussi de grosses pattes martelant le sol…
Puis soudain, il vit une énorme ombre se dresser au-dessus de lui. C’était une grosse tête poilue avec des cornes. Le buffle, car c’était un buffle, dévisagea “l’intrus” d’un air étonné. Il se pencha pour boire, mais, dérangé que le poisson-zèbre le regarde, il se redressa:
-Tu ressembles aux zèbres de ma savane, mais en miniature, avec une forme étrange, dit-il enfin.
-Oui, je suis un poisson-zèbre! Répondit fièrement l’intéressé.
-Ah, donc tu n’es pas vraiment un zèbre!
Le buffle réfléchit et lui dit d’un air navré:
-Ecoute, le poisson-zèbre: il n’y a plus aucune nourriture dans les environs depuis belle lurette. Tu es étrange, tu m’es inconnu, mais tu m’a l’air trèèès bon! Comprends que je suis affamé… Il va falloir que je te mange.
-Non! Non! Cria le poisson. Apeuré, il se dégagea du rocher, et tenta de se faire entrainer par le courant. Celui-ci n’allait pas assez vite, et le buffle n’avait pas de mal à le suivre.
-Si je te trouve de la nourriture, dit le poisson-zèbre, accepterais-tu de me laisser en vie?
-Hmmm… Je n’ai pas de temps à perdre, j’ai faim, moi! Mais après tout, ce serait dommage de faire disparaitre un aussi joli poisson…
Pendant que le buffle hésitait, le poisson-zèbre réussit à se glisser au travers d’une petite cascade, et le buffle le perdit de vue.
Notre poisson réfléchit un instant. Le buffle soufflait de rage… Poisson-zèbre sortit tout à coup de la cascade, et nagea du plus vite qu’il put.
-Attrape-moi si tu peux! Criait-il au buffle. Il nagea très longtemps, le buffle courut très longtemps. Ils arrivèrent après une longue course en France. Là-bas, l’air n’était pas chaud, les herbes verdoyantes… Le buffle regarda ce vert à perte de vue, et regarda en souriant le petit poisson.
-Merci à toi! Je n’aurai pas à te manger!
Et il s’éloigna en courant pour brouter. Quand il fut repus, il s’allongea dans l’herbe fraiche et fit ses adieux au poisson-zèbre.
FIN

 

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