AlgoMuse Éditeur associatif
La lettre d’un curé de campagne à Cupidon (Algolaire raté ! La faute à Cupidon…)

La lettre d’un curé de campagne à Cupidon (Algolaire raté ! La faute à Cupidon…)

“Eh toi ! l’abominable nain ailé, le hideux bras armé de l’amour, descends donc un peu me voir si tu l’oses !” Voilà ce que moi, je lui écrirais, à ce triste sire de Cupidon. Rien de moins. Et mes ouailles, sans doute, m’en sauraient gré.

La petite Berthe surtout. Mon dieu qu’elle est laide, la petite Berthe !… Le nain, à l’évidence ne la visera jamais. Ses flèches, injustice suprême, ne sont destinées qu’à ceux qui se parent déjà des plus beaux atours. Les mêmes qui sont couverts de gloire, d’admiration, d’envie…

Et quand il n’est pas d’injustice, c’est la niaiserie du romantisme qu’il nous sert, le nain ! Il va jusqu’à enduire ses projectiles d’un élixir diabolique qui, quand il vous pénètre le sang du cerveau, vous donne à penser que le bonheur vous est… dû ! Et c’est bien sûr l’autre, toujours “l’autre”, qui vous le doit. Mon dieu ! Comme le monde va mal…

Non, cela ne peut continuer ainsi. C’est une L.A.R.(*) que je vais lui envoyer à ce suppôt de Satan ! Une “mise en demeure” ! Un démenti généralisé de toutes ces âneries qu’il a diffusées pendant des millénaires dans le cerveau malade des pauvres hères de nos campagnes…

(*) Lettre avec Accusé de Réception

Mise en garde

Mise en garde

Cher Mr. Loir, 

Je vous écris pour vous avertir d’un grave danger qui plane sur vous. J’ai aperçu, à plusieurs reprises, une main pourvue d’un arc se tendre dans votre direction!

J’ai peur qu’un chasseur n’en veuille à votre peau… 
J’ai cru voir qu’au bout de sa flèche, il y avait un cœur… Sans doute le cœur de sa dernière victime est-il resté accroché ! 

J’ai ouï dire que ce prédateur se nommait Cupi et qu’il avait un don pour décocher ses flèches dans le cœur des gens. (Il est un terrible assassin !) Prenez garde à ce que votre attention ne s’endorme pas, Mr. Loir ! 

Maintenant que j’ai réussi à vous éviter une chose malheureuse, mon devoir est rempli. Faites bien attention,

je promets que ma langue ne ment jamais, parole de vipère ! 

Au revoir ! 

Le courage (Akhenaton 2)

Le courage (Akhenaton 2)

Akhenaton, ma vie, mon sens, mon être,
Tu restes sourd à mon mal-être. 
Tu es un homme, Ô mon démon,
Comment pourrais-je changer cela?

Je ne suis, quant à moi, 
Qu’une figure de la Loi, 
Je suis la Pomme, Ô mon démon, 
Comment pourrais-je changer cela?

Akhenaton, ma vie, mon sens, mon être,
Tu restes sourd à mon mal-être. 
Tu es un homme, Ô mon démon,
Comment vas-tu changer cela?

Le péché originel

Le péché originel

… Es-tu seulement consciente, Eve, de la conséquence de ton acte ?
Tu n’as pas résisté au serpent tentateur.
Ton égoïsme est immense.
Dans ton jardin d’Eden, tout n’était que volupté. Ton péché nous en a tous privée.
Les palmier de ton oasis croulaient de fruits sucrés; regarde ceux de la Promenade des anglais, ils sont tous en train de crever.
Main dans la main, avec Adam, vous jouissiez au milieu des délices. Ah ! Adam ! parlons-en de ton bellâtre ! ce n’est pas lui le fautif dans l’histoire, mais il en a tout de même bien profité.
Nous devons, nous, ne point nous toucher; Nous sommes même confinés pour tenter d’échapper à un vilain virus.
L’eau des glaciers qui fondent déferle sur nos villes. Noé s’en était sorti et nous avait tous sauvé, mais ça, c’est du passé.
Tout va de mal en pis. Le ciel devient fournaise. Les éléments se déchaînent. La nature se rebelle.
Est-ce donc ça l’enfer ?